2021/2022

La santé

Conversation // Fatigue et effondrement

14 Oct
jeudi 14 octobre 2021 19H > 21H

Dans le cadre des Journées « La santé »

19H-21H

Conversation – « Fatigue et effondrement » 

Au Théâtre Princesse Grace

Présenté par Robert MAGGIORI, philosophe membre fondateur des Rencontres Philosophiques de Monaco

Avec

Eric FIAT, philosophe

Georges VIGARELLO, historien et philosophe

Il est certes des « bonnes fatigues » – celles qui suivent, compensent et récompensent l’effort, qui permettent au corps et à l’esprit épuisés par le travail, l’excès de concentration ou le défi sportif de «se reprendre» et retrouver, renouvelées, leurs énergies. Chaque acte de la vie a sa fatigue propre ­ et si l’on se fatigue de faire, d’en avoir trop fait, ou de n’avoir rien à faire, il existe aussi de «mauvaises fatigues», qu’aucune dépense d’énergie ne justifie: la fatigue d’être au monde, la nausée d’être là ou de pas être là où il faudrait être, le sentiment d’absurdité, ou cet épuisement de l’existence auquel réduisent le deuil, le désespoir, les caresses qu’on n’a pas reçues, les mots qu’on aurait aimé entendre, la solitude, la confiance trahie. Elles naissent du plus profond de l’âme de l’individu. Peuvent-elles être partagées ? Autrement dit, existe-il aussi des fatigues sociales, dans des communautés humaines confrontées à la kyrielle de crises, politiques, économiques, sanitaires, écologiques, qui minent leur présent et offusquent leur avenir même?

Les intervenants

Philosophe

Eric Fiat est professeur agrégé en philosophie, enseignant-chercheur, et professeur à l’université de Paris-Est Marne-la-Vallée. Il est directeur adjoint du laboratoire labellisé LIPHA PE (laboratoire Interdisciplinaire d’étude du Politique Hannah Arendt-Paris-Est), et membre du conseil scientifique du Département de recherche en bioéthique du collège des Bernardins. Il est spécialisé en philosophie morale et éthique appliquée (éthique médicale et éthique du travail social). Depuis 2011, il est membre du comité de rédaction des revues Éthique et Approches.

Historien et philosophe
Historien et philosophe

Georges Vigarello est directeur d’études à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), membre de l’Institut Universitaire de France, ancien président du conseil scientifique de la BnF et Docteur honoris causa de l’université de Montréal et de l’université de Lausanne. Spécialiste renommé de l’histoire de l’hygiène, de la santé, de l’éducation physique, des pratiques corporelles et des représentations du corps, ses recherches pluridisciplinaires soulignent les changements majeurs de culture et de société et relèvent les déplacements des seuils de sensibilité à travers l’histoire : des normes d’attitudes physique, du dégout physique, de la violence et du mal être physique ; les déplacements des représentations du corps, les apparences, les sens internes, l’image du corps ; et les déplacements des économies et des techniques autour du corps.

Médiathèque

Georges Vigarello // Fatigue et effondrement
Journées « La santé »

Présenté par Robert Maggiori.

Georges Vigarello // Fatigue et effondrement
Journées « La santé »
Conversation // Fatigue et effondrement
Journées « La santé »
Conversation // Fatigue et effondrement
Journées « La santé »
Fatigue et effondrement // Eric Fiat
Journées « La santé »

Présenté par Robert MAGGIORI, philosophe membre fondateur des Rencontres Philosophiques de Monaco

Avec Eric FIAT, philosophe

Il est certes des « bonnes fatigues » – celles qui suivent, compensent et récompensent l’effort, qui permettent au corps et à l’esprit épuisés par le travail, l’excès de concentration ou le défi sportif de «se reprendre» et retrouver, renouvelées, leurs énergies. Chaque acte de la vie a sa fatigue propre ­ et si l’on se fatigue de faire, d’en avoir trop fait, ou de n’avoir rien à faire, il existe aussi de «mauvaises fatigues», qu’aucune dépense d’énergie ne justifie: la fatigue d’être au monde, la nausée d’être là ou de pas être là où il faudrait être, le sentiment d’absurdité, ou cet épuisement de l’existence auquel réduisent le deuil, le désespoir, les caresses qu’on n’a pas reçues, les mots qu’on aurait aimé entendre, la solitude, la confiance trahie. Elles naissent du plus profond de l’âme de l’individu. Peuvent-elles être partagées ? Autrement dit, existe-il aussi des fatigues sociales, dans des communautés humaines confrontées à la kyrielle de crises, politiques, économiques, sanitaires, écologiques, qui minent leur présent et offusquent leur avenir même?

Fatigue et effondrement // Eric Fiat
Journées « La santé »

Infos pratiques

Théâtre Princesse Grace
12 avenue d'Ostende
Accès