Philoblog

Geneviève Delaisi de Parseval : À propos d’une parenthèse

mars-avril-mai 2020

J’ai toujours aimé les parenthèses (tant mes amis que mes éditeurs me le reprochent gentiment, ça commence tout de suite vous voyez…). Ce qui aggrave mon cas c’est que j’ai tendance à ne pas les refermer, pas plus à l’écrit qu’à l’oral. En fait, je l’avoue, je vois ma vie comme une gigantesque parenthèse non refermée pour l’instant… (trois points est aussi un tic, ou un toc du même tonneau que je ferme parce que trois point dans une parenthèse risque d’irriter le lecteur).

Ces préambules pour dire que j’ai ressenti ce confinement comme une parenthèse imposée (je n’aime guère le fait que tout le monde soit dans le même bain parce que c’est ma vie privée qui est dévoilée ; mais c’est bien ma parenthèse perso puisqu’elle n’est pas – encore – refermée…) On parle de la date du 11 mai mais c’est une figure de style, me semble-t-il – ; je suis tout de même un peu vexée que le gouvernement ait découvert mon petit secret -. Enfin tant pis ! Je nage de bonheur dans ma parenthèse même si c’est une grande piscine où les gestes barrière sont loin d’être respectés. Enfin (comme dit la sagesse des nations) « les meilleures choses ont une fin…

FIN

 

//

 

Geneviève Delaisi de Parseval est psychanalyste et chercheuse en sciences humaines. Spécialiste de bioéthique, ses travaux de recherche portent sur le droit de la famille, l’assistance à la procréation, la gestation pour autrui et l’homoparentalité.

Dernière publication : La Famille expliquée à mes petits-enfants, Seuil, 2016

Retrouvez ici la bibliographie complète de Geneviève Delaisi de Parseval.

//

À propos d’une parenthèse de Geneviève Delaisi de Parseval est disponible en version imprimable.

Retrouvez ici tous les textes du Cahier du (dé)confinement.

mars-avril-mai 2020

J’ai toujours aimé les parenthèses (tant mes amis que mes éditeurs me le reprochent gentiment, ça commence tout de suite vous voyez…). Ce qui aggrave mon cas c’est que j’ai tendance à ne pas les refermer, pas plus à l’écrit qu’à l’oral. En fait, je l’avoue, je vois ma vie comme une gigantesque parenthèse non refermée pour l’instant… (trois points est aussi un tic, ou un toc du même tonneau que je ferme parce que trois point dans une parenthèse risque d’irriter le lecteur).

Ces préambules pour dire que j’ai ressenti ce confinement comme une parenthèse imposée (je n’aime guère le fait que tout le monde soit dans le même bain parce que c’est ma vie privée qui est dévoilée ; mais c’est bien ma parenthèse perso puisqu’elle n’est pas – encore – refermée…) On parle de la date du 11 mai mais c’est une figure de style, me semble-t-il – ; je suis tout de même un peu vexée que le gouvernement ait découvert mon petit secret -. Enfin tant pis ! Je nage de bonheur dans ma parenthèse même si c’est une grande piscine où les gestes barrière sont loin d’être respectés. Enfin (comme dit la sagesse des nations) « les meilleures choses ont une fin…

FIN

 

//

 

Geneviève Delaisi de Parseval est psychanalyste et chercheuse en sciences humaines. Spécialiste de bioéthique, ses travaux de recherche portent sur le droit de la famille, l’assistance à la procréation, la gestation pour autrui et l’homoparentalité.

Dernière publication : La Famille expliquée à mes petits-enfants, Seuil, 2016

Retrouvez ici la bibliographie complète de Geneviève Delaisi de Parseval.

//

À propos d’une parenthèse de Geneviève Delaisi de Parseval est disponible en version imprimable.

Retrouvez ici tous les textes du Cahier du (dé)confinement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Articles récents

Il faut ici étudier une question importante : pourquoi l’attention se porte sur les petits détails de la vie de chacun, et non sur les lieux de pouvoir ? Par exemple au travail : on regarde de près mes activités quotidiennes, on fait la liste de mes compétences supposées et on les mesure finement, on…

Lire
Aucun commentaire
18 janvier 2021

On sait trop combien déjà la violence humaine intraspécifique est désespérément létale (crimes, guerres). Aucune butée décisive, aucune retenue instinctive n’est inscrite au point de bloquer le geste qui tuerait. D’autre part, l’enracinement vital de la violence peut donner facilement l’occasion d’un montage idéologique justificateur. On peut ici penser au darwinisme social (les thèses d’Herbert…

Lire
Aucun commentaire
4 janvier 2021

Les Rencontres Philosophiques de Monaco dans le magazine culturel de Monaco, d’Art et de Culture Hiver 2020.

Lire
Aucun commentaire
28 décembre 2020

À l'origine des Rencontres ...

Ceci n'est pas une télévision ...

L'actualité philosophique...