Philoblog

Atelier philosophique : « Pourquoi y a t-il des moments qui passent plus vite que d’autres ? »

Avec l’album jeunesse Sakura, Anne-Marie Abitan et Lele Sa’n, Editions L’initiale
Dans le cadre des Journées « Les Jeunes philosophent » : LE TEMPS, Mai 2020

 

Philosophons avec nos enfants !

Plus que jamais, prenons le temps de philosopher avec les enfants, offrons-leur des oasis de pensée pour répondre à toutes les questions qu’ils se posent inévitablement en ces temps de crise. Lire, écouter, raconter des histoires permet d’aborder avec délicatesse, poésie et humour des thématiques parfois angoissantes, même pour les adultes. Elles sont une excellente médiation pour philosopher avec les enfants : que ce soit pour les parents ou les enseignants, discuter à partir d’une histoire permet de mettre un peu de distance pour penser sans être envahis par les émotions. La littérature permet ainsi d’approfondir la réflexion, de sortir de l’anecdote et de prendre du recul pour penser de façon plus sereine. Les histoires nous amusent, nous divertissent, nous font voyager, mais elles nous aident aussi et surtout à grandir et à mieux donner sens aux mondes.

 

Quelques pistes philosophiques pour en discuter avec les enfants

Durant l’expérience du confinement, nous ne pouvions plus faire nos activités habituelles : travailler à l’extérieur, voir nos amis, aller au restaurant, et surtout jouir de notre liberté de mouvement sans autorisation et limitation dans l’espace et le temps. Il a fallu réorganiser complètement notre emploi du temps. D’habitude, dans nos sociétés contemporaines le temps est plutôt celui de l’urgence. « Dépêche-toi », serait la phrase la plus entendue par les enfants en Occident … Dans la vie ordinaire, nous sommes souvent très (trop) occupés, notre temps est saturé d’activités. Nous avons aussi un emploi du temps régulier, encadré, contraint. Pour nos enfants par exemple : prendre son petit déjeuner à 8h, aller à l’école, à la cantine, faire du sport, de la musique, jouer avec les amis, lire une histoire le soir, se coucher à 20h, etc….

L’expérience du confinement nous a confronté encore plus que d’habitude à la différence entre le temps physique et la durée : certaines journées ont passé vite, d’autres ont semblé des siècles… Et parfois dans une famille, les mêmes moments paraissent longs à certains et trop rapides pour d’autres. Certes une journée est toujours constituée de 24 heures et une heure toujours de soixante secondes. Quand on regarde une horloge, le temps se mesure toujours de façon exacte. Le temps « physique » – que l’on peut calculer – est toujours le même. Mais ce temps objectif n’est pas la même chose que la « durée », c’est-à-dire justement le temps ressenti personnel, subjectif. Comme le souligne le philosophe Henri Bergson, le temps change en fonction de ce que nous vivons et comment nous appréhendons notre expérience du monde. Si nous accomplissons une activité qu’on adore pendant 20 minutes (demandez aux enfants d’imaginer leur propre exemple – comme jouer à leur jeu préféré, discuter avec leur meilleur ami, regarder un dessin animé) alors ces 20 minutes vont passer comme un éclair. Mais si faisons une activité qu’on déteste (demandez aussi aux enfants d’imaginer leur propre exemple – comme une séance chez le dentiste ou un cours de maths …), alors ces 20 minutes vont sembler être une éternité… Pourtant il s’agit bien des mêmes 20 minutes sur notre horloge. On ne peut donc pas réduire le temps à son seul calcul par des machines, il est aussi une façon dont nous, les êtres humains, nous appréhendons, nous ressentons notre réalité.

Pendant cette époque de confinement, les enfants ont pu ressentir aussi l’expérience de l’ennui. Le désœuvrement éprouvé nous rend comme vide et inutile. Pourtant, l’ennui peut aussi être une source de création et stimuler l’imagination.

Le temps qui passe nous renvoie aussi à notre finitude. Grandir, vieillir, mourir est un processus vivant inexorable. Penser au temps peut ainsi être une source de nostalgie (regretter le passé) et d’angoisse (appréhender le futur).

Enfin pour philosopher, il faut savoir prendre son temps. Les anciens philosophes grecs disaient que le « loisir » était nécessaire à la philosophie ; il faut effectivement arrêter l’affairement du monde, « décélérer » comme le dit le philosophe allemand Hartmut Rosa, pour prendre le temps de réfléchir seul ou avec les autres pour mieux comprendre le monde dans lequel on vit.

 

Questions de relance pour discuter avec les enfants

– Pourquoi y a t-il des moments qui passent plus vite que d’autres ?
– Quels sont les moments qui passent trop vite ? Quels sont ceux qui passent lentement?
– Comment pouvons-nous mesurer le temps qui passe ?
– Pourquoi avons-nous besoin de mesurer le temps ?
– Peut-on contrôler, maitriser, le temps ?
– Est-ce que ça peut être bien de s’ennuyer
– Qu’est-ce que ça veut dire bien occuper son temps ?
– Qu’est-ce que c’est le « temps libre » ? Qu’est-ce que c’est le « temps mort » ?
– Le temps qui passe peut-il faire peur ?
– Est-ce que parfois l’oubli est préférable au souvenir ?
– Peut-on tout retenir des évènements de notre vie ?
– Que serait une vie sans souvenirs ?

 

Résumé de l’histoire de Sakura

Contemplant la nature et le changement des saisons, la jeune Sakura fait l’expérience du temps qui passe : les heures qui passent vite, celles qui passent lentement, le temps du souvenir et de la nostalgie qui font revivre le passé, le temps du futur qui fait craindre la disparition de sa grand-mère, mais le temps de l’espoir aussi qui fait grandir.

 

D’autres lectures pour continuer la réflexion à l’école et à la maison

 


Christian Grenier, Le Tyran, le luthier et le temps, L’atelier du poisson soluble
https://www.poissonsoluble.com/produit/le-tyran-le-luthier-et-le-temps/
Un troubadour nous conte l’histoire dun tyran qui voulait épier, espionner et contrôler tous les faits et gestes de ses sujets. Il appelle ses savants afin qu’ils lui trouvent le moyen de cette surveillance totale, et celui qui le trouvera épousera sa fille. Arrive alors dans le royaume un musicien qui propose un métronome magique qui a le pouvoir d’arrêter le temps. Le tyran, seul à échapper à ces temps morts, peut alors surveiller tous ses sujets figés. Mais ce que le tyran ne sait pas, c’est que pendant que le temps s’arrête pour tous, celui de sa vie à lui s’accélère, ainsi vieillit-il et meurt-il précipitamment. Les habitants du royaume sont alors débarrassés du despote.

 


Colin Thompson, Le livre disparu, Circonflexe
L’intrigue commence dans une bibliothèque magique où se trouvent réunit tous les livres du monde, sauf un : « Le livre disparu » qui s’intitule Comment ne jamais vieillir. La nuit, le contenu des livres s’anime et les personnages prennent vie. Ainsi, Peter, le fils de la famille des Robinson, se met en quête du livre perdu. Il finit par retrouver son dernier lecteur : un « vieil enfant » qui regrette bien la curiosité qui l’a menée à la lecture de cet étrange ouvrage. Il met ainsi Peter en garde contre la tentation de l’immortalité qui finit par faire perdre à l’existence toute sa valeur : « Vivre éternellement revient à ne pas vivre du tout », confie-t-il. Dans les illustrations de l’album, le jeune lecteur pourra retrouver une multitude de clin d’œil à des références littéraires classiques, dont le célèbre poème de Ronsard sur justement la fuite du temps : « Mignonne allons voir si la rose… »

 


Rémi Courgeon, Toujours debout, Editions L’initiale
Un Chêne centenaire est le narrateur de cette histoire. Il nous raconte sa vie depuis sa naissance, il y a 422 ans… Il a survécu au temps qui passe. Il a un nom : Joseph Lebrun et regarde les Humains vivre et passer, les histoires individuelles et collectives qui s’entrecroisent…Il est la mémoire, le lien, qui permet de garder vivant le passé.

 


Brigitte Labbé, Michel Puech, Prendre son temps, perdre son temps, Editions Milan, coll. « Les Goûters philo »
https://www.editionsmilan.com/livres-jeunesse/documentaires/6-10-ans/prendre-son-temps-et-perdre-son-temps
A partir de petits récits très ludiques, les auteurs invitent les jeunes lecteurs (et les adultes qui les lisent aussi !) à réfléchir sur la question. L’ouvrage permet de faire le tour de la problématique de façon très synthétique, claire et complète.

 

Dessin animé : Pete Docter, Ronaldo Del Carmen, Vive versa, Pixar
La question de la mémoire est au cœur de ce célèbre dessin animé dont l’intrigue se passe dans le cerveau d’une petite fille, Riley. Les émotions la joie, la tristesse, le dégoût, la colère, la peur sont directement liées à la sélection des souvenirs qui forgeront l’identité de l’héroïne. De nombreux passages illustrent la fonction de la mémoire à long terme, la naissance de la nostalgie (quand les souvenirs heureux se teintent de tristesse…), l’oubli (inéluctable ?) de l’enfance (comme la disparition dans les limbes de l’ami imaginaire), la mélancolie vue comme force de transformation et une étape nécessaire pour grandir et la construction de soi…

 

Présentation élaborée avec Edwige Chirouter, philosophe, maitre de conférences HDR à l’Université de Nantes et membre du CREN (Centre de Recherche en Education de Nantes). Spécialiste de Jean-Jacques Rousseau et des liens entre philosophie et littérature, elle applique désormais ses recherches à la pratique de la philosophie avant la Terminale et à l’école primaire en particulier.  Elle est titulaire de la Chaire UNESCO – « Pratiques de la philosophie avec les enfants : une base éducative pour le dialogue interculturel et la transformation sociale ».

 

Sakura, Anne-Marie Abitan et Lele Sa’n, publié aux Editions L’initiale est disponible en ligne : https://fr.calameo.com/read/00164349368cc7f1b6b4f

Retrouvez les activités des Journées « Les Jeunes philosophent » sur le site des Rencontres Philosophiques de Monaco http://philomonaco.com/blog 

Avec l’album jeunesse Sakura, Anne-Marie Abitan et Lele Sa’n, Editions L’initiale
Dans le cadre des Journées « Les Jeunes philosophent » : LE TEMPS, Mai 2020

 

Philosophons avec nos enfants !

Plus que jamais, prenons le temps de philosopher avec les enfants, offrons-leur des oasis de pensée pour répondre à toutes les questions qu’ils se posent inévitablement en ces temps de crise. Lire, écouter, raconter des histoires permet d’aborder avec délicatesse, poésie et humour des thématiques parfois angoissantes, même pour les adultes. Elles sont une excellente médiation pour philosopher avec les enfants : que ce soit pour les parents ou les enseignants, discuter à partir d’une histoire permet de mettre un peu de distance pour penser sans être envahis par les émotions. La littérature permet ainsi d’approfondir la réflexion, de sortir de l’anecdote et de prendre du recul pour penser de façon plus sereine. Les histoires nous amusent, nous divertissent, nous font voyager, mais elles nous aident aussi et surtout à grandir et à mieux donner sens aux mondes.

 

Quelques pistes philosophiques pour en discuter avec les enfants

Durant l’expérience du confinement, nous ne pouvions plus faire nos activités habituelles : travailler à l’extérieur, voir nos amis, aller au restaurant, et surtout jouir de notre liberté de mouvement sans autorisation et limitation dans l’espace et le temps. Il a fallu réorganiser complètement notre emploi du temps. D’habitude, dans nos sociétés contemporaines le temps est plutôt celui de l’urgence. « Dépêche-toi », serait la phrase la plus entendue par les enfants en Occident … Dans la vie ordinaire, nous sommes souvent très (trop) occupés, notre temps est saturé d’activités. Nous avons aussi un emploi du temps régulier, encadré, contraint. Pour nos enfants par exemple : prendre son petit déjeuner à 8h, aller à l’école, à la cantine, faire du sport, de la musique, jouer avec les amis, lire une histoire le soir, se coucher à 20h, etc….

L’expérience du confinement nous a confronté encore plus que d’habitude à la différence entre le temps physique et la durée : certaines journées ont passé vite, d’autres ont semblé des siècles… Et parfois dans une famille, les mêmes moments paraissent longs à certains et trop rapides pour d’autres. Certes une journée est toujours constituée de 24 heures et une heure toujours de soixante secondes. Quand on regarde une horloge, le temps se mesure toujours de façon exacte. Le temps « physique » – que l’on peut calculer – est toujours le même. Mais ce temps objectif n’est pas la même chose que la « durée », c’est-à-dire justement le temps ressenti personnel, subjectif. Comme le souligne le philosophe Henri Bergson, le temps change en fonction de ce que nous vivons et comment nous appréhendons notre expérience du monde. Si nous accomplissons une activité qu’on adore pendant 20 minutes (demandez aux enfants d’imaginer leur propre exemple – comme jouer à leur jeu préféré, discuter avec leur meilleur ami, regarder un dessin animé) alors ces 20 minutes vont passer comme un éclair. Mais si faisons une activité qu’on déteste (demandez aussi aux enfants d’imaginer leur propre exemple – comme une séance chez le dentiste ou un cours de maths …), alors ces 20 minutes vont sembler être une éternité… Pourtant il s’agit bien des mêmes 20 minutes sur notre horloge. On ne peut donc pas réduire le temps à son seul calcul par des machines, il est aussi une façon dont nous, les êtres humains, nous appréhendons, nous ressentons notre réalité.

Pendant cette époque de confinement, les enfants ont pu ressentir aussi l’expérience de l’ennui. Le désœuvrement éprouvé nous rend comme vide et inutile. Pourtant, l’ennui peut aussi être une source de création et stimuler l’imagination.

Le temps qui passe nous renvoie aussi à notre finitude. Grandir, vieillir, mourir est un processus vivant inexorable. Penser au temps peut ainsi être une source de nostalgie (regretter le passé) et d’angoisse (appréhender le futur).

Enfin pour philosopher, il faut savoir prendre son temps. Les anciens philosophes grecs disaient que le « loisir » était nécessaire à la philosophie ; il faut effectivement arrêter l’affairement du monde, « décélérer » comme le dit le philosophe allemand Hartmut Rosa, pour prendre le temps de réfléchir seul ou avec les autres pour mieux comprendre le monde dans lequel on vit.

 

Questions de relance pour discuter avec les enfants

– Pourquoi y a t-il des moments qui passent plus vite que d’autres ?
– Quels sont les moments qui passent trop vite ? Quels sont ceux qui passent lentement?
– Comment pouvons-nous mesurer le temps qui passe ?
– Pourquoi avons-nous besoin de mesurer le temps ?
– Peut-on contrôler, maitriser, le temps ?
– Est-ce que ça peut être bien de s’ennuyer
– Qu’est-ce que ça veut dire bien occuper son temps ?
– Qu’est-ce que c’est le « temps libre » ? Qu’est-ce que c’est le « temps mort » ?
– Le temps qui passe peut-il faire peur ?
– Est-ce que parfois l’oubli est préférable au souvenir ?
– Peut-on tout retenir des évènements de notre vie ?
– Que serait une vie sans souvenirs ?

 

Résumé de l’histoire de Sakura

Contemplant la nature et le changement des saisons, la jeune Sakura fait l’expérience du temps qui passe : les heures qui passent vite, celles qui passent lentement, le temps du souvenir et de la nostalgie qui font revivre le passé, le temps du futur qui fait craindre la disparition de sa grand-mère, mais le temps de l’espoir aussi qui fait grandir.

 

D’autres lectures pour continuer la réflexion à l’école et à la maison

 


Christian Grenier, Le Tyran, le luthier et le temps, L’atelier du poisson soluble
https://www.poissonsoluble.com/produit/le-tyran-le-luthier-et-le-temps/
Un troubadour nous conte l’histoire dun tyran qui voulait épier, espionner et contrôler tous les faits et gestes de ses sujets. Il appelle ses savants afin qu’ils lui trouvent le moyen de cette surveillance totale, et celui qui le trouvera épousera sa fille. Arrive alors dans le royaume un musicien qui propose un métronome magique qui a le pouvoir d’arrêter le temps. Le tyran, seul à échapper à ces temps morts, peut alors surveiller tous ses sujets figés. Mais ce que le tyran ne sait pas, c’est que pendant que le temps s’arrête pour tous, celui de sa vie à lui s’accélère, ainsi vieillit-il et meurt-il précipitamment. Les habitants du royaume sont alors débarrassés du despote.

 


Colin Thompson, Le livre disparu, Circonflexe
L’intrigue commence dans une bibliothèque magique où se trouvent réunit tous les livres du monde, sauf un : « Le livre disparu » qui s’intitule Comment ne jamais vieillir. La nuit, le contenu des livres s’anime et les personnages prennent vie. Ainsi, Peter, le fils de la famille des Robinson, se met en quête du livre perdu. Il finit par retrouver son dernier lecteur : un « vieil enfant » qui regrette bien la curiosité qui l’a menée à la lecture de cet étrange ouvrage. Il met ainsi Peter en garde contre la tentation de l’immortalité qui finit par faire perdre à l’existence toute sa valeur : « Vivre éternellement revient à ne pas vivre du tout », confie-t-il. Dans les illustrations de l’album, le jeune lecteur pourra retrouver une multitude de clin d’œil à des références littéraires classiques, dont le célèbre poème de Ronsard sur justement la fuite du temps : « Mignonne allons voir si la rose… »

 


Rémi Courgeon, Toujours debout, Editions L’initiale
Un Chêne centenaire est le narrateur de cette histoire. Il nous raconte sa vie depuis sa naissance, il y a 422 ans… Il a survécu au temps qui passe. Il a un nom : Joseph Lebrun et regarde les Humains vivre et passer, les histoires individuelles et collectives qui s’entrecroisent…Il est la mémoire, le lien, qui permet de garder vivant le passé.

 


Brigitte Labbé, Michel Puech, Prendre son temps, perdre son temps, Editions Milan, coll. « Les Goûters philo »
https://www.editionsmilan.com/livres-jeunesse/documentaires/6-10-ans/prendre-son-temps-et-perdre-son-temps
A partir de petits récits très ludiques, les auteurs invitent les jeunes lecteurs (et les adultes qui les lisent aussi !) à réfléchir sur la question. L’ouvrage permet de faire le tour de la problématique de façon très synthétique, claire et complète.

 

Dessin animé : Pete Docter, Ronaldo Del Carmen, Vive versa, Pixar
La question de la mémoire est au cœur de ce célèbre dessin animé dont l’intrigue se passe dans le cerveau d’une petite fille, Riley. Les émotions la joie, la tristesse, le dégoût, la colère, la peur sont directement liées à la sélection des souvenirs qui forgeront l’identité de l’héroïne. De nombreux passages illustrent la fonction de la mémoire à long terme, la naissance de la nostalgie (quand les souvenirs heureux se teintent de tristesse…), l’oubli (inéluctable ?) de l’enfance (comme la disparition dans les limbes de l’ami imaginaire), la mélancolie vue comme force de transformation et une étape nécessaire pour grandir et la construction de soi…

 

Présentation élaborée avec Edwige Chirouter, philosophe, maitre de conférences HDR à l’Université de Nantes et membre du CREN (Centre de Recherche en Education de Nantes). Spécialiste de Jean-Jacques Rousseau et des liens entre philosophie et littérature, elle applique désormais ses recherches à la pratique de la philosophie avant la Terminale et à l’école primaire en particulier.  Elle est titulaire de la Chaire UNESCO – « Pratiques de la philosophie avec les enfants : une base éducative pour le dialogue interculturel et la transformation sociale ».

 

Sakura, Anne-Marie Abitan et Lele Sa’n, publié aux Editions L’initiale est disponible en ligne : https://fr.calameo.com/read/00164349368cc7f1b6b4f

Retrouvez les activités des Journées « Les Jeunes philosophent » sur le site des Rencontres Philosophiques de Monaco http://philomonaco.com/blog 

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