Les intervenants

Grégory Quenet
Professeur en histoire de l'environnement

Grégory Quenet est un des pionniers de l’histoire environnementale et des humanités environnementales en France. Depuis 2012, il est le premier et encore le seul professeur en histoire de l’environnement en France, à l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (Paris-Saclay). Il a créé les premiers enseignements dans le domaine à Sciences Po Paris en 2009 à la demande de Bruno Latour, puis à l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (paris-Saclay), à l’université de Lausanne et à la Sorbonne Abu Dhabi. Fondateur du portail français des humanités environnementales, il a organisé le 8e Congrès de la European Society for Environmental History à Versailles en 2015.  Au sein de l’université Paris Saclay, il s’est nourri des travaux des climatologues et des écologues. Il a été auditeur de la 13e promotion de l’Institut des Hautes Etudes de l’Entreprise (IHEE). Ces dernières années, c’est avec les artistes qu’il a développé des collaborations étroites, notamment avec Laurent Grasso, servant de conseiller scientifique pour plusieurs réalisations. Il est titulaire de la chaire Laudato Si’ « Pour une exploration de la terre » au Collège des Bernardins qui vise à refonder radicalement les modes de recherche en remettant en question la séparation entre les sciences de la nature et les sciences de la culture installée à la fin du 19e siècle.

Participations

Médiathèque

Conversation // Peut-on renouer avec la nature ?
Journée « La nature »

Vendredi 10 décembre

Théâtre Princesse Grace

Conversation « Peut-on renouer avec la nature ? »

Présentée par Robert Maggiori

Avec Christian Godin, philosophe

Caroline Lejeune, politiste

Grégory Quenet, historien

La notion de «nature» a de telles arborescences de sens que les controverses naissent dès qu’on tente de la définir, et, en même temps, elle apparaît fixée par mille chevilles à l’histoire de la pensée, et inéliminable. La «nature» serait «tout ce qui est né» et «est là», l’ensemble des phénomènes, l’essence de quelque chose, mais on dit «naturel» ce qui n’est pas artificiel – sinon ce qui n’est pas «spirituel», quand en théologie le «naturel» est synonyme de «rationnel» – et on fait enfin référence à «sa nature propre» pour désigner quelque chose comme un instinct irrépressible. On parle de «nature humaine», mais on fait retour à la nature», et l’on s’y promène. On l’a tenue pour l’ensemble des ressources dont l’homme se voulait « maître et possesseur» – et de fait l’homme et ses techniques l’ont exploitée sans limites, jusqu’à la défigurer, en briser les équilibres, la détruire, en compromettre l’avenir. Dès lors ont été ravivés les mythes d’un retour romantique au «naturel», à une nature originelle et immaculée. Dès lors, surtout, est née la conscience d’un nécessaire dépassement de l’anthropocentrisme, s’est ouvert l’horizon d’une écologie intégrale dans laquelle l’homme assume la responsabilité de bâtir une relation de respect, de soin, de protection de la nature inerte et du vivant, de tous les vivants, humains et non-humains. Comment penser une telle relation aujourd’hui ?

#philomonaco

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