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Question d’enfant: Pourquoi est-on sensible ?

 

Les Rencontres Philosophiques de Monaco vous proposent chaque semaine une question d’enfant à laquelle répond un philosophe.

Cette semaine Robert Maggiori, philosophe et Membre fondateur des Rencontres Philosophiques de Monaco, répond à la question de Raphael, 6 ans.

 

Pourquoi on est sensible ? Tu vois Raphael, c’est une drôle de question. D’abord, si tu n’étais pas sensible, tu ne pourrais pas entendre ce que je suis en train de te dire. Parce que sensible, il faut le comprendre dans deux sens différents. Tu vois, d’abord tu es sensible parce que tu peux goûter, tu peux entendre, tu peux regarder les choses. Tu vois les sens, il y en a cinq. Tu as le toucher, l’odorat, l’ouïe, la vue, le goût. Tu vois avec ça, par exemple, pour le toucher, tu peux, avec ta main, toucher un objet puis sentir s’il est dur, s’il est tout mou. Avec tes oreilles, tu peux entendre si le bruit est fort, si le bruit n’est pas fort. Avec la vue, tu peux regarder ce qu’il y a autour de toi, et ainsi de suite. Donc les sens, on appelle ça les cinq sens. Ça te permet d’être dans le monde, de t’orienter, d’être là avec les autres, de les regarder, de les entendre, de les écouter. Ça te permet aussi de sentir quand tu manges quelque chose, si c’est sucré ou si c’est amer. Et puis les sens, ces cinq sens, ils te protègent. Tu vois, si tu n’avais pas la sensibilité dans les mains, si tu  ne pouvais pas sentir en touchant quelque chose que c’est chaud, ou que c’est brûlant, tu pourrais te brûler. Mais comme tu sens que c’est chaud, tu enlèves ta main pour ne pas te brûler. Ça ce sont les sens qui nous permettent d’être dans le monde, qui nous permettent de nous orienter dans le monde. Mais il y a aussi autre chose, tu vois bien que si je te dis par exemple quelque chose de désagréable, et que toi tu te mets à pleurer, je vais dire : « tu es trop sensible ». Donc sensible là, ça a un autre sens, une autre signification. Ça veut dire que tu reçois ce que les gens te disent avec tel ou tel sentiment. Tu es sensible aux paroles. Quand quelqu’un te fait des compliments ça te fait plaisir, quand un camarade te dit que tu as bien travaillé, ça te fait plaisir. Ou ça peux te faire déplaisir, s’il te dit que tu as mal travaillé ou que tu n’as pas été gentil. Alors cette sensibilité là, c’est autre chose, elle te permet non pas d’être au monde seulement, mais aussi de régler les rapports avec les autres. C’est un petit peu comme des antennes qu’on aurait, et qui nous permettraient de savoir ce que les autres pensent de nous, quels sentiments ils vivent, quels sentiments ils peuvent partager avec nous. Alors comme tu le sais, il y a des antennes qui peuvent capter des bruits qui sont extrêmement lointains, qui viennent même de l’univers. Parmi nous il y a des gens qui sont très sensible. C’est à dire qu’ils sont touchés par ce qu’on leur dit, par ce que l’on pense d’eux. Alors que d’autres sont un tout petit peu moins sensible. Mais tout le monde est sensible. Et si on est sensible, c’est parce que il faut que nous soyons bien dans le monde, que l’on puisse s’orienter dans le monde et aussi être bien avec les autres. Voilà pourquoi tu es sensible. Allez, je t’embrasse. Ciao, ciao.

 

Les Rencontres Philosophiques de Monaco vous proposent chaque semaine une question d’enfant à laquelle répond un philosophe.

Cette semaine Robert Maggiori, philosophe et Membre fondateur des Rencontres Philosophiques de Monaco, répond à la question de Raphael, 6 ans.

 

Pourquoi on est sensible ? Tu vois Raphael, c’est une drôle de question. D’abord, si tu n’étais pas sensible, tu ne pourrais pas entendre ce que je suis en train de te dire. Parce que sensible, il faut le comprendre dans deux sens différents. Tu vois, d’abord tu es sensible parce que tu peux goûter, tu peux entendre, tu peux regarder les choses. Tu vois les sens, il y en a cinq. Tu as le toucher, l’odorat, l’ouïe, la vue, le goût. Tu vois avec ça, par exemple, pour le toucher, tu peux, avec ta main, toucher un objet puis sentir s’il est dur, s’il est tout mou. Avec tes oreilles, tu peux entendre si le bruit est fort, si le bruit n’est pas fort. Avec la vue, tu peux regarder ce qu’il y a autour de toi, et ainsi de suite. Donc les sens, on appelle ça les cinq sens. Ça te permet d’être dans le monde, de t’orienter, d’être là avec les autres, de les regarder, de les entendre, de les écouter. Ça te permet aussi de sentir quand tu manges quelque chose, si c’est sucré ou si c’est amer. Et puis les sens, ces cinq sens, ils te protègent. Tu vois, si tu n’avais pas la sensibilité dans les mains, si tu  ne pouvais pas sentir en touchant quelque chose que c’est chaud, ou que c’est brûlant, tu pourrais te brûler. Mais comme tu sens que c’est chaud, tu enlèves ta main pour ne pas te brûler. Ça ce sont les sens qui nous permettent d’être dans le monde, qui nous permettent de nous orienter dans le monde. Mais il y a aussi autre chose, tu vois bien que si je te dis par exemple quelque chose de désagréable, et que toi tu te mets à pleurer, je vais dire : « tu es trop sensible ». Donc sensible là, ça a un autre sens, une autre signification. Ça veut dire que tu reçois ce que les gens te disent avec tel ou tel sentiment. Tu es sensible aux paroles. Quand quelqu’un te fait des compliments ça te fait plaisir, quand un camarade te dit que tu as bien travaillé, ça te fait plaisir. Ou ça peux te faire déplaisir, s’il te dit que tu as mal travaillé ou que tu n’as pas été gentil. Alors cette sensibilité là, c’est autre chose, elle te permet non pas d’être au monde seulement, mais aussi de régler les rapports avec les autres. C’est un petit peu comme des antennes qu’on aurait, et qui nous permettraient de savoir ce que les autres pensent de nous, quels sentiments ils vivent, quels sentiments ils peuvent partager avec nous. Alors comme tu le sais, il y a des antennes qui peuvent capter des bruits qui sont extrêmement lointains, qui viennent même de l’univers. Parmi nous il y a des gens qui sont très sensible. C’est à dire qu’ils sont touchés par ce qu’on leur dit, par ce que l’on pense d’eux. Alors que d’autres sont un tout petit peu moins sensible. Mais tout le monde est sensible. Et si on est sensible, c’est parce que il faut que nous soyons bien dans le monde, que l’on puisse s’orienter dans le monde et aussi être bien avec les autres. Voilà pourquoi tu es sensible. Allez, je t’embrasse. Ciao, ciao.

Un commentaire sur “Question d’enfant: Pourquoi est-on sensible ?

  1. Merci Raphael pour cette question si touchante et aussi très belle. Avec des petits enfants de 6 ans aussi sensibles, nous serons tous bien dans le monde comme dit Robert Maggiori.

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